Maus

Derrière ses tables tournantes, les oreilles enfouies sous ses écouteurs, Maüs improvise des histoires. Suivant ses intuitions, ses rythmes intérieurs, elle bricole des envolées musicales qui fouettent et rassemblent les troupes venues lâcher leur fou sous les haut-parleurs.
Fluides, ses mixes voyagent inlassablement en passant de la techno minimale à la tech-house ou de la micro à la chicago-house. Funky, festif mais aussi moody ou nostalgique, l’amalgame témoigne d’un itinéraire musical éclaté : des influences soul, disco, punk rock, reggae, hip hop et latines se mêlent aux échos corrosifs du drum’n’bass, un son par lequel Maüs s’est d’abord fait connaître dans l’univers musical québécois et international.
Maüs se sent loin du temps où elle mixait ses premiers airs dans sa cuisine sur de vieilles tables tournantes à strap! C’était en 1996, après être tombée sous les charmes des Autechre, Plastikman et Squarepusher. Cette petite boule d’énergie commence alors à flirter dangereusement avec les bpm. À cette époque, elle participe au rayonnement de la scène électronique montréalaise en organisant des événements musicaux, notamment M’House et Mouse Factory, d’où elle tirera d’ailleurs la phonétique de son nom de scène. Elle devient ensuite DJ résidente aux bars montréalais Blizzarts, Laïka et au défunt Club Sona, puis s’installe finalement a l’Aria, un afterhours où on peut l’entendre les samedis bien après minuit.
La fraîcheur et l’énergie de Maüs a vite séduit les esprits d’ici et d’ailleurs. En 2001, elle se hissait déjà dans le chic palmarès next 100 du magazine américain Urb. En 2004, le groupe culte français Trisomie 21 lui demandait de remixer une chanson de leur nouvel album Happy Mystery Child pour le projet The Man is a Mix, qui inclut aussi des remixes de David Carretta, The Hacker et Jack de Marseille. L’année suivante, elle signait « Purify », un morceau électro-tech écrit et réalisé en collaboration avec Leo Cruz ( Saboteur Musique ) pour la bande sonore du film canadien Pure ( Jim Donovan ) lancée en format CD le 17 février 2006 sur les disques Finite.
Cette prestation sur disque fait suite à Cream (2001) et Intersections (2000), deux CD mixés qui ont propulsé Maüs sur scène, un lieu inspirant où elle joue pour la toute première fois, ses propres réalisations en live, au Club Soda, lors du Festival International de Jazz de Montréal 2005. Ayant adoré l’expérience, Maüs décide ensuite – sans toutefois laisser tomber les platines - de se consacrer à la préparation d’une série de prestations lives qui verront le jour au courant de l’année 2007
Du côté événementiel, n’ayant pas encore assouvi sa soif de production de soirées, Maüs monte une équipe et produit, les 8 mars et 8 avril 2006, Aoutch! deux événements électroniques ayant eu lieu au prestigieux Club Soda et présenté des artistes locaux et internationaux tels, Lesbians on Ecstasy, Frigid (live) et Trisomie 21 (France).
Depuis l’été 2006, Maus co-dirige l’équipe de prodution d’événement Microzoo et est résidente à leur mensuelle Cadanse et leur très populaire soirée hebdomadaire, Dizzyphunk.
Tous ces projets marquent un tournant dans le parcours de Maüs, qui jusqu’ici a surtout développé un son bien à elle et rayonné sur les planches. Elle a entre autres ouvert les spectacles de David Bowie, St-Germain et Moby et a participé à plusieurs festivals, spécialement Sonar (Barcelone, 2000), le Festival International de Jazz de Montréal (1999, 2003, 2006) le Festival des Vieilles Charrues (Bretagne, 2003), les Francofolies de Montréal (2001,2002) et de Larochelle (2000)
Maüs carbure depuis toujours à la danse et a rêvé de devenir un jour chorégraphe. Elle a réussi, à sa façon. Elle fait maintenant danser les gens des heures durant, et lorsqu’ elle-même ne peut s’empêcher de se trémousser derrière ses platines, alors là, c’est le pied! Ouvrez l’œil, elle danse peut-être à vos côtés.


